Pourquoi ?
Parce qu’il semble animé par une ambition sans précédent : contrôler les
principales richesses énergétiques, minières et stratégiques du globe, quitte à
redessiner les frontières et à défier l’ordre international.
Le Venezuela : la première pièce du puzzle énergétique
L’intervention
américaine au Venezuela a marqué un tournant.
Le pays possède
les plus grandes réserves de pétrole au monde, et Donald Trump a saisi
l’occasion pour étendre l’influence américaine sur cette ressource cruciale.
Face à cette
offensive, les dirigeants mondiaux sont restés silencieux.
La peur des
représailles économiques — notamment l’escalade des tarifs douaniers — a
paralysé toute réaction.
Trump réalise
ainsi un double objectif :
• s’emparer d’un gisement pétrolier
colossal,
• réduire la dépendance américaine au
pétrole canadien.
Le Groenland
: une obsession stratégique devenue urgence nationale
En 2019, Donald
Trump avait déjà tenté d’acheter le Groenland, territoire autonome du Danemark.
L’idée avait été accueillie avec scepticisme, voire moquerie.
Mais après le
Venezuela, l’homme revient à la charge, cette fois en évoquant ouvertement une
acquisition « par la force si nécessaire ».
Pourquoi le
Groenland attire-t-il autant Washington ?
1. Un pivot géopolitique nord-américain
Géographiquement
situé en Amérique du Nord, le Groenland est perçu par Washington comme un
prolongement naturel de sa sphère d’influence.
2. Des ressources minières cruciales
L’île recèle
d’immenses réserves de minerais, dont des terres rares indispensables aux
technologies modernes et à la transition énergétique.
3. Les nouvelles routes arctiques
Avec la fonte
des glaces, l’Arctique devient un espace de compétition entre grandes
puissances.
La Chine domine
aujourd’hui le raffinage des terres rares. Pour les États-Unis, dépendre d’un
seul fournisseur est devenu stratégiquement intenable.
Le Groenland
apparaît alors comme une alternative idéale, à proximité immédiate du continent
nord-américain.
Un obstacle
majeur : le Danemark et l’OTAN
Contrairement
au Venezuela, le Groenland appartient à un État membre de l’OTAN.
Toute action
militaire contre le Danemark impliquerait automatiquement l’Alliance
atlantique.
L’équation
devient donc beaucoup plus explosive.
Colombie et
Cuba : les prochaines cibles ?
Après le
Venezuela et le Groenland, deux autres territoires semblent attirer l’attention
de Donald Trump : la Colombie et Cuba.
Les
motivations, bien que différentes, convergent vers un même objectif :
consolider l’hégémonie américaine sur les Amériques.
Pourquoi la
Colombie ?
La Colombie
est l’un des pays les plus riches en ressources naturelles du continent :
•
pétrole,
•
charbon,
•
or,
•
cuivre,
•
gisements stratégiques encore
sous-exploités.
Elle occupe
aussi une position géographique clé :
• accès à deux océans,
• proximité du canal de Panama,
• rôle central dans la lutte contre les
narcotrafiquants.
Pour Trump,
contrôler la Colombie reviendrait à sécuriser un corridor énergétique et
militaire majeur, tout en renforçant l’influence américaine en Amérique du Sud.
Pourquoi
Cuba ?
Cuba représente
un enjeu différent :
• une position stratégique au cœur des
Caraïbes,
• un contrôle sur les routes maritimes
régionales,
• des ressources énergétiques offshore
encore peu exploitées,
• une valeur symbolique immense : mettre
fin à plus de 60 ans de défiance entre La Havane et Washington.
Pour Trump,
Cuba serait la pièce finale d’un encerclement stratégique du bassin caribéen.
Le Canada :
la tentation ultime
Il y a un an, à
Mar-a-Lago, Donald Trump aurait proposé à Justin Trudeau de faire du Canada le
51ᵉ État des États-Unis pour éviter les tarifs douaniers.
Beaucoup
avaient cru à une plaisanterie.
Puis les médias
s’en sont emparés, et Trump a commencé à appeler Trudeau « le gouverneur du 51ᵉ
État ».
Après la
démission de Trudeau et l’élection de Mark Carney, Trump s’est tu.
Certains y ont
vu un signe d’apaisement.
D’autres, un
silence stratégique.
Selon cette
lecture, Trump n’aurait pas renoncé à l’idée d’annexer le Canada.
En voici la preuve -- Une image vaut mille mots.
Trump répète vouloir annexer le Canada parce que cela s’inscrit dans une vision géopolitique où il cherche à étendre l’influence américaine, à contrôler davantage de ressources et à redéfinir les rapports de force dans l’hémisphère. Plusieurs déclarations publiques récentes montrent qu’il présente cette idée comme un objectif stratégique, économique et sécuritaire.
Les
motivations avancées par Trump
1. Sécurité
nationale. Il affirme que la frontière canado-américaine serait une « ligne
artificielle » et que sa disparition renforcerait la sécurité des États-Unis.
2. Ressources
naturelles et contrôle économique. Dans la même logique que ses velléités
d’annexer le Groenland, il met en avant l’accès à des ressources stratégiques
et la volonté d’empêcher d’autres puissances d’y avoir accès.
3. Doctrine expansionniste. Plusieurs analyses évoquent une sorte de « doctrine Trump » visant à étendre l’influence américaine dans l’hémisphère occidental, parfois comparée à une version modernisée de la Doctrine Monroe
4. Impulsivité
politique et rhétorique populiste. Certains
experts estiment que ces déclarations relèvent davantage de la provocation ou
d’une stratégie politique interne que d’un véritable projet réalisable.
5. Le Canada
comme “cible la plus proche” Des analyses soulignent que Trump voit le Canada
comme un voisin vulnérable dans un contexte de tensions commerciales et
politiques.
Où en est-on
aujourd’hui ?
• Le gouvernement canadien — que ce soit
sous Trudeau ou Carney — rejette fermement cette idée.
• Les experts s’accordent à dire qu’une
annexion est irréaliste, tant juridiquement que politiquement.
Conclusion : un monde au bord de la rupture
Si l’on suit
cette trajectoire, une logique inquiétante se dessine :
• prise de contrôle des ressources
énergétiques,
• expansion territoriale,
• intimidation économique,
• remise en cause des alliances
traditionnelles,
• militarisation croissante des zones
stratégiques.
La question
n’est plus seulement de savoir si Donald Trump veut remodeler les Amériques,
mais jusqu’où il est prêt à aller pour y parvenir.
Le monde
observe, hésite, temporise.
Mais l’histoire
montre que l’inaction face à une ambition démesurée a souvent un coût immense.
Une guerre
mondiale n’arrive jamais d’un seul coup.
Elle commence
par une série de gestes que l’on croit isolés, puis par un silence collectif.
Et un jour, on
réalise que la ligne rouge a été franchie depuis longtemps.
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