Le Parti québécois est en avance dans les sondages. Si la tendance se maintient, il pourrait former le prochain gouvernement.
Trump va être content : l’ingérence américaine, fondée ou non, fonctionne.
Si PSPP est élu, il voudra préparer son référendum, à grands frais — au moins 130 millions de dollars.
Aura‑t‑il le temps de s’occuper à plein temps des problèmes criants du Québec : l’inflation, la crise du logement, l’itinérance, les routes et tout le reste? Le référendum est loin, très loin dans la liste des priorités des Québécois.
Résultat : les Québécois doivent s’attendre à quatre ans d’incertitude. Et qui dit incertitude dit faiblesse économique et politique.
Revenons au référendum. Il devrait avoir lieu dans plus ou moins trois ans. Quel que soit le résultat, le Québec sera perdant.
Dans le meilleur des cas, les gens voteront non. Le climat d’incertitude va encore s’accentuer, mais le Québec finira par s’en remettre.
Dans le pire des cas, les gens voteront oui. L’indépendance suivra et le Québec deviendra une proie facile pour les États‑Unis.
Le Canada, dans son ensemble, a déjà de la difficulté à se défendre contre l’administration américaine. Imaginez un Québec seul face au géant américain, qui n’attend qu’une occasion comme celle‑là pour s’emparer de nos ressources.
Pensez à ces deux proverbes :
Diviser pour mieux régner — c’est la stratégie américaine.
L’union fait la force — c’est ainsi que les forces alliées ont finalement vaincu l’Allemagne en 1945.
